Dans la France de 2006, plus de 85 % des chevaux de trait sont destinés à la boucherie.
Les études réalisées sur ce débouché montrent les risques d’effondrement de la filière viande dans les 10 années à venir…
La réorganisation et la reconversion sont donc à mettre à l’ordre du jour en urgence. La reconversion ne peut se faire que dans une direction : celle de l’utilisation du cheval.
Quelles utilisations modernes pour le cheval de trait ?
Le cheval de trait souffre d’un profond déficit de communication, lié à une image passéiste entretenue par les manifestations type « foire du labour à l’ancienne ».
Pourtant, depuis plus de 15 ans, des ingénieurs, des techniciens et des utilisateurs mettent au point et produisent, en France et à l'étranger, un matériel moderne, léger et efficace pour les travaux agricoles attelés et pour des services en zones urbaines et péri-urbaines.
Des études ont prouvé la rentabilité du cheval sur des taches ciblées et contrairement aux idées reçues, les utilisations sont très nombreuses :
- Agricoles (maraîchage, viticulture, polyculture-élevage, plantes médicinales ou aromatiques)
- Forestières (débardage)
- Touristiques (visites de sites en attelage)
- Urbaines (collectes de tri sélectif, entretien d’espaces verts)
- Surveillance à cheval (parkings, forêts, plages)
- Loisir en attelage mais aussi à la selle où les chevaux de trait démontrent un calme qui sécurise beaucoup de cavaliers.
- Equithérapie, pour des handicapés physiques ou mentaux
- Développement personnnel, avec de plus en plus de méthodes basée sur le lien avec le cheval